On a pas d’enfants

Hola todos los amigos,

Pour une des rares fois où nous n’avons pas les enfants, ET où nous nous payons un petit verre (de jus pétillant de pamplemousse Ting) à un bar de plage, j’en profite pour mettre nos nombreux lecteurs (sans doutes) à jours sur nos déplacements.  Nous sommes présentement dans la baie de Prickly en Grenade après avoir visité des îles magnifiques, rencontré des gens fantastiques (Allo Averroes, Parci Va Parla, Attitude, Thryst II, DJango, Poussé Par Le Vent, Maranatha, …..) et fait de l’apnée dans certaines des plus belles eaux du monde (si vous voulez vous fier à internet…)

Suivant notre descente de la côte est des États-unis, en octobre et novembre, nous avons traversé depuis Lake Worth vers West End aux Bahamas en décembre.  Cette traversée était la première « difficile » que nous avions à faire. En effet, il faut choisir un vent n’ayant pas de composante nord pour ne pas que le vent soit contre le Gulf Stream (courant de 2-5 noeuds vers le nord) car il peut lever une mer très courte et haute, dangereuse.  Nous sommes partis vers 1 heure du matin de notre ancrage avec une nuit sans lune, très noire via une brèche entre les îles bordant la côte de la Floride en compagnie de Dream Factory et de Going Knots. Un vent léger de l’ouest nous a permis de faire une belle voile pour quelques heures en voyant diminuer les lumières de la côte jusqu’à ne plus rien voir sur tout l’horizon. Le moteur à pris la relève pour finir la nuit. Pour bien vous imaginer la suite, une petite parenthèse (( Nous sommes parti depuis 3 mois et demi et pendant tout ce temps, nous n’avons eu que quelques aperçus de ce que peut être naviguer dans une eau crystalline. Elle n’a jamais été très chaude, en fin pas plus que nos lacs au Québec en été et nous avons fait que très peu de voile depuis le début du voyage, environ 300 milles sur les 1500 depuis le lac Champlain)). Le soleil se lève ce matin du 21 décembre et nous sommes encore à moteur, mais l’eau est d’un bleu difficile à décrire, profond, foncé, les adjectifs manquent. Elle est tellement translucide que l’on peu voir les rayons du soleil jusqu’à une profondeur infinie. Et nous sommes nulle part, que de l’horizon sur 360°. Dix heures arrive et une belle brise de l’ouest (nous poussant dans le dos) se lève et nous permet de lever le spi et tranquillement filer à 5 noeuds vers l’est puis 6, puis 7, puis 8. Du même coup, nous apercevons une ligne à l’horizon et pouvons tranquillement distinguer les côtes de l’île Grand Bahamas où nous devons aller pour passer les douanes. Un peu après midi, la profondeur de l’eau passe de 500 à 50 mètres en 30 minutes signalant que nous arrivons. L’eau est passée du bleu profond au bleu royal puis nous voyons le fond dans 20 mètres (60 pieds), hallucinant.  Dix autres minutes s’écoulent et nous apercevons l’entrée du port et les vagues briser sur la côte. L’eau est maintenant turquoise (La couleur 20 pieds). L’entrée dans la rade de la marina se fait bien et nous y sommes!!! Les Bahamas!!! Après les formalités d’usage (un peu stressantes la première fois car nous sommes à la merci des humeurs des douaniers), nous nous déplaçons quelques miles vers le nord (il est trop tard dans la journée pour aller loin) et nous ancrons dans 2.5 mètres (8 pieds) dans une eau parfaitement transparente avec Dream, Going Knots et Epsilon qui s’est joint à nous. Et nous y baignons pendant des heures. Un rêve. Cette première impression restera gravée à jamais.

Parmi nos autres meilleurs souvenirs des Bahamas.

  • Noel sur une île déserte (Double Breasted Cay) avec 10 enfants jouant dans l’eau, courant à la plage, faisant de l’apnée. Le feu sur la plage la veille, la musique, les amis, quoi dire de plus? Ah oui, s’échouer avec 3 noeuds de courant qui nous pousse contre le banc de sable pour y arriver?
  • Notre première plongée en apnée dans la 3e barrière de corail du monde au large de Grand Cay.
  • Casser notre chaîne de mouillage à Treasure Cay mais être à bord, avoir un 6e sens de sortir dehors (il n’y a eu aucun son) et réaliser qu’on est travers au vent, impossible, vite on part le moteur pour le pas s’échouer sur les rochers 100m plus loin dans 30 noeuds!!
  • Voir notre premier requin en plongée (dormeur innofencif). Mais les reflexes reptiliens sont quand même là.  Il faut un moment pour s’y habituer.
  • Nourrir les raies à Georgetown avec des reste de conque les pieds dans l’eau et les laisser nous frôler!!
  • Casser l’étai au près lors de notre traversée de Black Point vers Georgetown mais ne pas perdre le mât.
  • Quitter la nuit pour sortir de Marsh Harbour vers la mer dans un chenal de 50 mètre de large avec du courant de 3 noeuds, dans la vague de face de 10 pieds qui peut casser en ne voyant rien pour rejoindre nos amis 30 milles plus loin pour prendre la seule fenêtre météo pour aller vers Eleuthera.
  • La visite d’Isabelle et la voir s’émerveiller en apnée comme nos premières plongées 2 mois plus tôt.
  • Nous premières pêches au harpon et manger du poisson frais.
  • Pêcher notre premier poisson à la traîne, un Barracuda ):
  • On en oublie surement…

 

….À suivre

Étienne

2 réponses sur “On a pas d’enfants”

  1. J’en ai des frissons!
    Belle plume Etienne! Superbe description! Nous avons bien hâte de lire la suite…
    A +
    😘

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